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Le merveilleux est en nous

Plus je sais, plus je sais que je ne sais rien.

Publié le 12 Juillet 2012 par Gerrold in savoir, conscience, motivation

Pour le fondateur de la Sophrologie, la conscience est « La force qui permet l'intégration de tous les éléments psychologiques et physiques de la personne humaine, c'est-à-dire la force qui l'anime. » (Caycedo, 1979) et il propose une distinction entre les trois états de conscience - variations qualitatives :

1. La Conscience Pathologique (étudiée par la psychiatrie) ;

2. La Conscience Ordinaire (étudiée par la psychologie) et

3. La Conscience « Sophronique » (étudiée par la Sophrologie).

La plupart des êtres humains habitent le monde de la conscience ordinaire et ont trois possibilités existentielles.

1. rester toute la vie dans cette conscience ordinaire ;

2. tomber dans le monde de la conscience pathologique à cause de la maladie mentale ou physique (maladie existentielle) ;

3. conquérir le monde de la conscience sophronique (c'est à dire, harmonieuse et lucide), objectif fondamental de la sophrologie.

La conscience en Sophrologie englobe les aspects cognitifs (mécanismes de la pensée, c’est la capacité de l’esprit humain à manipuler des concepts, de raisonner dans l’abstrait. Plus récemment, le mot est utilisé pour désigner non seulement les processus de traitement de l’information comme le langage, le raisonnement, la mémoire, la prise de décision et les fonctions exécutives, mais aussi des processus comme la perception, la motricité, les émotions) ; conatifs (souvent décrit en termes des affects et des émotions ; mais c’est ce qui a rapport à la conation, c'est-à-dire à un effort, une tendance, une volonté, une impulsion dirigée vers un passage à l'action) et somatiques.

Les difficultés rencontrées pour relier les composantes cognitive et affective avec le comportement réel d’achat, par exemple, du consommateur conduisent les chercheurs à retenir comme indicateur de la composante cognative « l’intention d’achat » (Filser, 1994). En psychologie c’est l’orientation des conduites en termes de motivation. Ce qui me mène vers Maslow. Beaucoup connaissent « La pyramide des besoins du psychologue Abraham Maslow » qui est une théorie sur la motivation.

Beaucoup moins connaissent les défauts et les limites de ce modèle. L’un des plus enseignés, notamment en formation au management. Le souci est qu’il possède de nombreuses limites qui ont conduit à sa réfutation totale. Maslow n’a étudié qu’une population occidentale. Dans d’autres modèles de sociétés, ce modèle peut ne pas être valide. Il s’agit de se questionner sur la légitimité du modèle en prenant en compte le contexte social de la population ou de l’individu. D’où la critique de la validité scientifique. La hiérarchisation des besoins stricte n’est pas pertinente parce que : Le besoin de reconnaissance sociale, est pour l’homme (animal social) un besoin aussi important que les besoins physiologiques. L’individu cherche parfois à satisfaire des besoins d’ordre supérieur même lorsque ceux de la base de la hiérarchie demeurent insatisfaits, or cette hiérarchie impose qu’un besoin supérieur n’est atteint qu’à condition de satisfaire les autres. Par ailleurs, le passage à des couches supérieures remet en question la stabilité des couches de base.

Avec un autre regard, esquissé de mes pensées, nous pouvons bien faire la distinction entre « besoin » et « désir ». Ou, comme les neurosciences ont mis en évidence, tant le rôle du plaisir que de la souffrance dans l’activité cérébrale servant de support au processus de décision.

Or, dans notre ère de « l’information » où nous souhaitons tout savoir, remplir la tête en permanence, comment apprendre à être serein ? C’est quoi être dans un état d’esprit apaisé ? L'enseignement n'est pas la transmission d'un savoir de l'extérieur vers l'intérieur, mais la découverte par soi-même de vérités sur soi. Et là ça devient compliquer, car, ce qu'on connaît, on ne cherche pas et le revers de la médaille, ce que l’on ne connaît pas on ne le cherche pas davantage puisqu'on l'ignore !

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